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Critique publiée par Claudia Larochelle


La succession

de Jean-Paul Dubois
Résumé

Paul Katrakilis est le petit-fils d'un des médecins de Staline, Spyridon, qui a fui l'Union soviétique après la mort de Staline, emportant avec lui un fragment du cerveau du Petit père des peuples, et s'est installé à Toulouse. Son père, Adrian, est lui aussi médecin. Comme son père et son grand-père, Paul fait à son tour des études de médecine, alors qu'il n'a pas la vocation. Les Katrakilis ? Des excentriques. 


Des fous, peut-être. Tous, y compris la mère et l'oncle de Paul, finiront par se suicider dans des conditions mystérieuses. Paul, lui, mène l'existence d'un homme totalement inadapté au monde, de plus en plus étranger à cette famille qui semble passionnément vouée à sa propre extinction. Cependant, les quelques années qu'il passe en Floride, à Miami, constituent un moment de bonheur unique dans sa vie. 


Il y rencontre un grand amour, et découvre l'existence du jai alai, ce sport dont la beauté le transporte. Mais ces années heureuses passent vite. Après la mort de son père, il tombe sur d'étranges carnets et comprend enfin ce qu'on lui a toujours caché. Paul va-t-il prendre sa place dans cette lignée d'hommes incapables de vivre ? Ou bien suivra-t-il son propre destin ? Après cinq ans de silence, Jean-Paul Dubois revient au roman avec ce livre où l'on retrouve, intacts, son humour, sa mélancolie, son élégance.

Critique

Vivement le retour du grand Jean-Paul Dubois après cinq ans de silence ! Intitulé La succession, ce nouvel opus est une saga familiale sur trois générations du point de vue du petit-fils trentenaire, un certain Paul Katrakilis, un médecin et joueur de jai alai, expatrié à Miami, seul survivant d’une lignée de médecins et de suicidés excentriques, dont le grand-père, qui a toujours conservé dans le formol une « tranche » du cerveau de Staline… Ça vous donne une idée de l’imagination dont fait preuve un Dubois qui n’a rien perdu de son originalité, de son écriture somptueuse, drôle, unique et mélancolique à la fois. Encore et toujours les lecteurs sont invités à le suivre en avançant en équilibriste sur le mince fil qui sépare le drame du cocasse. Difficile donc de s’ennuyer.

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